
La Via Francigena
Origine
Voie romaine depuis 177 après J.C, pour sa partie reliant Parme à Lucques ( Italie ), cette voie s’est étendue grâce aux Lombards, avant de relier la France à Rome à travers la Bourgogne. La
chaussée Brunehaut en est une portion. Elle deviendra un chemin de pèlerinage vers l’an Mil connu sous le nom de Via Francigena. Elle relie alors Cantorbéry ( Angleterre ) à Rome. L’initiateur de
ce pèlerinage est Sigéric, archevêque de Cantorbéry qui se rend à Rome à pied en 990 pour rencontrer le pape Jean XV et recevoir le pallium de l’investiture, le manteau et l’investiture.
Cette route qui partait d'un port de la côte de la Mer du Nord, traversait les villes de Rodelinghem, Guines , Thérouanne ( Tarvenna), Bruay ( Bruwaei), Arras (Nemetacum ) , Cambrai,
Reims, Besançon, Pontarlier, Lausanne, Aoste, Pavie, Plaisance, le Col de la Cisa, Lucques (Lucca), Sienne, Bolsena, et Sutri pour arriver à Rome.
La Via Francigena devient rapidement un grand axe de pèlerinage où se croiseront des millions de pèlerins qui viennent de tous les horizons, des empereurs aux petites gens. Cette voie favorisa
grandement les échanges intellectuels à travers l’Europe.
On appelle "via Francigena" l'ensemble des parcours suivis par ceux qui, pendant le Moyen Âge, voyageaient entre l'Angleterre, la France et l'Italie, et dont Rome constituait l'un des buts
principaux, sans en être le seul. Cet ensemble de chemins traversait les territoires actuels de la France, de la Suisse et de l'Italie, du Piémont au Latium.
Les hommes du Moyen Âge l'appelaient via Francigena pour indiquer que le flux de voyageurs provenait de la France. Ce parcours était aussi nommé via Romea, c'est-à-dire route parcourue par les
romei, les pèlerins qui se rendaient à Rome, bien que le trajet était le même aussi pour ceux qui se rendaient à Jérusalem, à San Michele del Gargano ou au Mont-Saint-Michel. Il serait néanmoins
plus exact de parler de viae Francigenae et de viae Romeae, puisque plusieurs parcours d'une même importance coexistaient au sein de la même région.
Marchands et pèlerins voyageaient sur les mêmes routes, mais avec des buts et des étapes différentes: villes et marchés pour les premiers, monastères et lieux de culte pour les seconds. En cela
la via Francigena différait de celle de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui était un parcours exclusivement destiné au pèlerinage. Des nombreuses hôtelleries surgirent le long de la via Francigena,
devenue une importante artère de croissance économique surtout avec la reprise du commerce international (XIe siècle). Vers le milieu du XIVe siècle l'expansion des trafics commerciaux à l'Est du
Rhin et le développement de routes nouvelles qui traversaient les cols des Alpes centrales et orientales (Saint-Gothard, Simplon et Brenner) entraînèrent une baisse des flux commerciaux sur la
via Francigena, déjà mise en difficulté par la décadence des foires de Champagne, par les guerres, par les désordres politiques et sociaux et par la crise monétaire. Elle continua cependant à
servir bergers, pèlerins et armées.
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